Devant l’étalage des fruits, vous rêvez. «Ah, si trouver un conjoint était aussi facile que choisir une pomme! On examine, on palpe, on paye et on savoure.» Vous sentez que quelqu’un vous regarde… et vous sourit: «Ces pommes sont appétissantes, n’est-ce pas?» Vous vous dites que c’est lui qui est beau à croquer! Serait-ce le bon? Que chercher chez l’autre pour assurer une relation de couple saine et durable?

On s’entend sur un point: il ne s’agit pas d’une entrevue de sélection. La formule «Cochez oui, cochez non» aide rarement à trouver l’âme soeur. Sentiment irrationnel, l’amour s’imposera tout seul. Et qui peut lutter contre un coup de foudre? Cela dit, il se peut que, encore une fois, vous choisissiez un modèle dont vous ne voulez pas vraiment. Par exemple, vous tombez inévitablement sur le même type d’individu, avec qui l’échec est prévisible. Ou peut-être tolérez-vous à répétition une relation destructrice? À moins que vous n’ayez renoncé à toute relation de couple. Pourquoi ne rencontrez-vous jamais le bon?

La liberté de choisir

Pour trouver le partenaire de vie idéal, il faut se libérer des fausses croyances qui guident sa destinée. Vos choix s’expliquent par des blessures qui vous emprisonnent dans des modèles malheureux. Chaque personne qui s’impose comme compagnon est investie d’une mission, comme de guérir vos vieilles blessures ou de répondre à vos attentes démesurées. Il ne peut en résulter qu’une relation insatisfaisante, vouée à l’échec. La vraie question n’est pas tant de savoir comment choisir l’homme de sa vie que de connaître la façon de se libérer de ces prisons pour faire de meilleurs choix.

Imaginez ceci: inconsciemment, vous souhaitez que votre futur compagnon comble votre manque de confiance. Vous pourriez tomber follement amoureuse d’un charmeur dont vous espérez recevoir continuellement des compliments, sans tolérer la moindre indifférence de sa part. Si, par malchance, le partenaire fait preuve de violence verbale, ses «T’es rien qu’une pas bonne!» renforceront votre manque de confiance. Si son discours concorde avec le vôtre, il vous sera très difficile de le quitter. Les blessures – celles du passé et du présent – constituent les vrais obstacles qui restreignent la liberté de choisir un bon partenaire.

«Pourquoi pas moi?»

Aussi longtemps que vous penserez que vous valez moins que les autres, que la vie n’a de sens qu’en couple, que vous n’êtes pas aimable ou attirante, qu’il faut être parfaite pour être aimée, vos choix vous mèneront à des déceptions. Vous examiner vous-même est une étape essentielle pour récupérer votre pleine liberté de choisir. En identifiant vos blessures, vous faites un pas vers cette libération.

Cette quête se fait de plusieurs façons. On peut consulter des ouvrages à «saveur» psychologique, philosophique ou spirituelle. Certains vont voir un thérapeute, et d’autres demandent l’aide de leurs amis. Quand on cherche, on trouve!

Le bonheur viendra, que vous soyez seule ou en couple. Cela peut paraître romantique; pourtant, la clé de votre liberté se cache en vous. Personne d’autre n’a le pouvoir de vous libérer. En vous reconnaissant à votre juste valeur et en améliorant votre perception du monde, le partenaire de vie qui s’imposera à vous sera inévitablement différent. Sans avoir à choisir, vous ferez un meilleur choix!

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